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  • : Tenani / Mustang
  • mustang2008
  • : Homme
  • : 14/07/1953
  • : Algérie Alger 16000
  • : Scénariste/Caricaturiste/Dessinateur de Bandes Dessinées/Illustrateur. Aujourd'hui, je me suis spécialisé dans un créneau qui est celui de l'enfant. J'essaye de me spécialiser dans cette discipline.

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Mardi 19 février 2008
Voici quelques planches extraites du magazine BOA publié par Révolution Africaine en 1988.

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Frères travailleurs" par Aïder


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"Le carême de Si Salah" par Guerroui

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"Comportements" par Tenani

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"Ramadhan 1408" par Slim


par Tenani / Mustang publié dans : Bandes Déssinées
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Mardi 19 février 2008

Pour avoir publié quelques dessins dans la presse coloniale des années cinquante le défunt Aït Djaffar, auteur des « complaintes des mendiants de la Casbah et de la petite Yasmina assassinée par son père », peut être considéré comme le précurseur de la caricature en Algérie. Dès l'indépendance, en 1962, ce moyen d'expression est omniprésent dans le paysage médiatique officiel du pays. La presse arabophone et francophone publie régulièrement des dessins liés à l'actualité nationale et internationale. Les noms de Chid, Haroun, Slim, Kaci, Tenani, Aïder, Hiahemzizou, Arab, Hankour, Melouah, Maz, Ryad, Daho, Alilo Dorbane, Gébé … paraissent régulièrement. 

En 1990, l'avènement de la démocratie suscite un foisonnement de publications en tous genres. Ne voulant pas être en reste les dessinateurs se regroupent de nouveau autour d'un projet de journal satirique,  EL MANCHAR.
EL MANCHAR, ( La scie ), est un mélange subtil et détonnant de textes satiriques, de dessins et de bandes dessinées politiques et sociales. Son succès auprès des lecteurs dépasse les prévisions les plus optimistes. Ce bimensuel, tiré à 200.000 exemplaires, est épuisé dès les premiers jours de sa sortie en kiosque. 

Il confirme le talent des anciens (Haroun, Aïder, Tenani, Melouah, Slim, Bouslah, Ryad...) et révèle de nombreux auteurs inconnus parmi lesquels Dilem, Sour, Fathy, Hic, Benyezzar, Bouss, Aknouche, Ayoub, Abi, Gyps, Dahmani, Beneddine, Nedjmedine… La qualité de son contenu et l'insolence de sa ligne éditoriale surprennent et dérangent certaines personnalités du pouvoir qui n'aiment pas être contrariées. Elles essaient en vain de le récupérer en lui faisant des appels du pied sous forme de propositions d'aides financières et matérielles. Mais EL MANCHAR est le seul périodique algérien à vivre de ses ventes et, faute de local, à réunir sa rédaction dans la salle d'exposition Franz Fanon, ouverte au public et en présence de visiteurs perplexes. 

Certains noms de journalistes, toutes fonctions confondues, sont cités avec fureur dans la haute sphère du pouvoir. Ils font aussi l'objet, dans les mosquées, de prêches virulents des leaders islamistes. Ces gens qui se croyaient investis d'une mission divine sont ramenés à leur dimension de petits « Mickey » dans EL MANCHAR et BAROUD, un autre périodique satirique créé par une partie du collectif. 

En 1992, l'arrêt du processus électoral, dont le premier tour des législatives est nettement favorable aux candidats FIS va plonger pour longtemps le pays dans une spirale de violence infernale. Lee islamistes, frustrés d'une victoire, se lancent dans l'action terroriste. Leurs premières cibles sont les intellectuels et les journalistes, qui les ont affrontés publiquement et dénoncé leur projet de société. 

Après l'assassinat du Président Mohamed Boudiaf et du grand écrivain et journaliste Tahar Djaout, le dessinateur Slim est le premier à rallier le Maroc puis la France.
Le célèbre dessinateur, billettiste, chroniqueur et éditorialiste, Saïd Mekbel, est abattu d'une balle dans la tête. Le dessinateur Brahim Guerroui, dit Gébé, est kidnappé le soir à son domicile par les groupes armés. Le lendemain, à la cité populaire des Eucalyptus, il est jeté au pied de son immeuble, les mains ligotées au fil de fer et la gorge tranchée. 

Le dessinateur Dorbane succombe lors de l'explosion d'une voiture bourrée de T.N.T. devant la maison de la presse. Le talentueux scénariste, romancier et billettiste Djamel Dib meurt après un coma diabétique consécutif à d'un choc émotionnel. EL MANCHAR cesse de paraître et, à l'instar de tous les journalistes de la presse algérienne, les dessinateurs entrent dans la clandestinité. L'Algérie donnait ainsi au monde de la presse satirique et de la bande dessinée les premiers martyrs. 

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"Boîte à chique" de Slim publié dans Révolution Africaine n°1310 avril 1989

par Tenani / Mustang publié dans : Caricatures / Illustrations
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Mardi 19 février 2008

La bande dessinée algérienne a célèbré ses quarante années d'existence il y a 3  ans de cela. En fait, son histoire a  commencé peu après l'indépendance du pays et de façon épisodique, par une première parution, dans l'hebdomadaire Algérie actualités, de la bande dessinée de Mohamed Aram : « Naâr, une sirène à Sidi-Ferruch ».
Elle est suivie de la B.D. de Slim que publie le quotidien de langue française El moudjahid : « Moustache et les Belgacem »et celles de Rachid Aït Kaci, « Tchipaze », de Mohamed Bouslah, « Krikech », de Nour-eddine Hiahemzizou, « Zach », de Mohamed Mazari, « Tchalabi »…
Mais la merveilleuse aventure de la bande dessinée algérienne débute en 1968 par la réalisation du premier illustré algérien, « M'QUIDECH », du nom d'un célèbre personnage de la tradition populaire algérienne qu'édite la Société nationale d'édition et de diffusion, la SNED sous la direction de A. Madoui et de Kapitia.
Ce nouveau titre, qui intervient comme une sorte de libération et propose une alternative nationale aux nombreux illustrés étrangers disponibles à l'époque, est réalisé par une bande de gamins dont la moyenne d'âge n'excède pas seize ans. MQUIDECH, dont le succès est immédiat, permet l'éclosion de nombreux jeunes talents tels que Amouri, Taïbi, Tenani, Melouah, Aïder, Guerroui, Tidadini, Zeghidour, Rahmoune, Hebrih, Aït Hamoudi, Ferhat, Ryad, Beghdadli, Assari, Oulmane, Khiari…et l'affirmation d'auteurs expérimentés comme Haroun, Kapitia, Mazari, Slim, Bouslah…
L'expérience de MQUIDECH sera suivie par d'autres périodiques au destin éphémère à l'instar de M'CID, IBTACIM, TARIK, PANGO, ALBUM, FANTASIA, BOA, SCORPION, TIM
Durant les années quatre vingt, l'ENAL, entreprise publique issue de la restructuration de la SNED, publie de nombreux albums et permet à des auteurs aux grandes potentialités artistiques- Masmoudi, Malek, Hankour, Berber, Souici, Bordji …- de se faire connaître. De même que le premier festival international de la bande dessinée et de la caricature organisé par la commune de Bordj El Kiffan (près d'Alger) révèle au public de jeunes dessinateurs au style affirmé, issus de l'émigration algérienne en France, en l'occurrence Farid Boudjellal, Larbi Mechkour et Rasheed.

album-laphomic-copie-1.jpg

   






























 
  

Couverture du magazine de bd "ALBUM"

ibtacim-1977-copie-1.jpg  

































Couverture du magazine de bd "IBTACIM"

charit.jpg

































Couverture du magazine de bd "PANGO" version arabe "CHARIT"

boa.jpg






















Couverture du magazine de bd "BOA"

par Tenani / Mustang publié dans : Bandes Déssinées
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Mercredi 13 février 2008

Album de BD réalisé par Tenani en 1981, publié par la SNED.
la-gourde-1-copie-1.jpgla-gourde-2-copie-1.jpg
Planches extraites du récit : "la gourde".

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Planche extraite du récit : "le combattant".

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Planche extraite du récit : "le survivant".

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l--claireur-2.jpg
Planches extraites du récit : "l'éclaireur".


par Tenani / Mustang publié dans : Bandes Déssinées
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Lundi 11 février 2008

 

femmes-copie-1.jpg
z-bel-copie-1.jpg
fete-de-l-aid-copie-1.jpg


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glace.jpg

pain.jpg

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VILLE-PROPRE.jpg
par Tenani / Mustang publié dans : Caricatures / Illustrations
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Mardi 29 janvier 2008

Le fusil chargé
Album historique paru en 1983 et qui retrace dans les années 1830, les aventures de deux frères, pendant le débarquement des troupes coloniales françaises sur la plage de Sidi Fredj, en Algérie.
Album réalisé entièrement en couleurs et réédité en 2004 dans le cadre de "L'année de l'Algérie en France".

le-fusil-charg--couverture.jpgCouverture de l'album

fusil-charg--1.jpgIllustration représentant le débarquement des troupes 
coloniales françaises le 14 juin 1830, sur la plage de Sidi Fredj
.

fusil-charg--copie-1.jpg
La forteresse de Bordj Tamentfoust, important bastion 
de la défense de la ville d'El Djezaïr.
par Tenani/Mustang publié dans : Bandes Déssinées
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Mardi 29 janvier 2008

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Le Secret de la Citadelle

Album de bandes dessinées, genre science fiction, réalisé dans les années 90 et publié en 2000 par les éditions Mihoubi.
L'histoire traite du problème de racisme mais également du danger du nucléaire. Album réalisé en noir et blanc.

par Tenani/Mustang publié dans : Bandes Déssinées
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Mardi 29 janvier 2008
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par Tenani/Mustang publié dans : Caricatures / Illustrations
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Dimanche 27 janvier 2008

1968 : Il débute dans le journal de « M’Quidèch » nouvellement crée et se lance dans l’aventure à l’âge de 16 ans en publiant sa première bande dessinée avec le personnage de « Grand Babah », publiée dans le numéro 02 du journal.

1972 : Il excelle et réalise des bandes dessinées sur les faits marquants de la Lutte de libération nationale de 1830 à 1962 : « Saâdi » sur un scénario de A. Boukhalfa et Tenani, « De nos Montagnes » une série étalée sur plusieurs numéros de     l’illustré «  M’Quidèch ».

1976 : Il participe à la création de « Tarik », un journal de B.D. édité par le Musée National des Moudjahidine.

1978 : Publication d’une série d’aventures de Science-fiction dans différents magazines de B.D.

1981-1982 : Illustrations de nombreux contes pour enfants : La Plante bénéfique, La Potière, La Vache des Orphelins, Le Trésor caché…

1982 : Il décroche à Lucca (Italie) avec le collectif des bédéistes algériens, le Prix Caran d’Ache.

1984 : Exposition à Angoulême. Tenani participe successivement de 1984 à 1986 au Festival International de Bande Dessinée et de la Caricature de Bordj El Kiffan.

1985 : Tenani publie deux albums « Les hommes du djebel » et « Le fusil chargé ».

1990 : Il collabore à l’illustré « Scorpion » avec une bande dessinée de science-fiction « Argonka, la planète vivante ». Il écrit et dessine les scénarios de plusieurs B.D. publiées en albums : « Présences », « Le grand échiquier », « Les Hamamiss », « Histoires de tous les jours ».

1990 : Membre fondateur du journal satirique « El Manchar » (La Scie), il réalise d’excellentes caricatures et illustrations jusqu’à l’an 2000.

2002 : Il travaille pour le compte de la Maison d’édition Mihoubi où il occupe le poste de Directeur de l’Edition et réalise différents ouvrages destinés aux enfants. Participation au Salon du Livre (SAFEX Alger) en 2002 et 2003.

 

 

 

par Mustang
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Dimanche 27 janvier 2008

undefinedIl peut paraître étonnant que l’Algérie considérée pendant de longues années comme ''LE'' pays de la BD dans le Maghreb, voire dans le monde arabe, connaisse actuellement une production de bandes dessinées aussi faible, où les nouvelles parutions se comptent sur les doigts de la main. Pourtant, nombre d’auteurs sont aujourd’hui exilés depuis les années 90. 

Ismael Aït Djaffar (l’auteur des "Complaintes des mendiants de la Casbah") qui a publié quelques dessins dans la presse coloniale des années cinquante, peut être considéré comme le précurseur de la caricature en Algérie. 
Mais, c’est en fait surtout après l’indépendance du pays, en 1962, que l’histoire de la bande dessinée algérienne démarre. Dès cette époque, ce moyen d’expression est omniprésent dans le paysage médiatique officiel du pays : la presse arabophone et francophone publie régulièrement des dessins liés à l’actualité nationale et internationale. 

Les dessinateurs Chid et Haroun sont ainsi les doyens des dessinateurs de presse de l’Algérie indépendante. Le 26 octobre 1962, Haroun débute comme illustrateur au journal Le Peuple en langue française, devenu Echaâb en langue arabe et pour lequel il réalise plusieurs illustrations de romans ou de textes historiques dont "Le baptême des maquis" ou "Les frères Barberousse..." 

Dans la première moitié des années 60 également, l’hebdomadaire Algérie actualité publie une bande dessinée de Mohamed Aram, "Naar", l’histoire d’un super héros qui combat des sirènes. En 1968, une autre BD est publiée dans Algérie actualité : "Moustache et les frères Belgacem", créée par un tout nouvel auteur, Slim. Le personnage de Mimoun y fait son apparition. Il deviendra plus tard le héros algérien le plus populaire de la BD, sous le nom de "Bouzid". Suivent des BD signées Rachid Aït Kaci "Tchipaze", Mohamed Bouslah "Krikeche", Nour-eddine Hiahemzizou "Zach" ou encore Mohamed Mazari "Tchalabi".

par Mustang publié dans : Bandes Déssinées
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